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Philosophie et Tradition du Costume Sur-Mesure



Originaire d'Espagne, José Gonzalez commence sa carrière en 1977, après avoir suivi des études et empoché son certificat de maître tailleur. Les règles, il les connaît, surtout les règles italiennes, pays où il a suivi toute sa formation. Un bon costume doit avoir une épaule souple et cousue façon chemise, un large revers et une couleur ou un motif audacieux. C'est à Paris qu'il se rend avec une autre idée en tête que celle de faire du costume napolitain pour personnes fortunées. Sa passion va bien au-delà du fait de n'habiller quelques privilégiés.

Il créé son premier atelier à Paris, dans le 20e arrondissement. Son but, banaliser le costume sur mesure et proposer un produit abordable dans une qualité approchant le plus possible celle des costumes les plus renommés. Pour cela, il faut maîtriser l'art du design et de la couture, mais aussi la logistique de production, les délais, le meilleur rapport qualité/prix et, un art dans lequel il est passé maître, côtoyer les plus grands tout autant que monsieur "Tout-Le-Monde". Si son atelier du 20e a su accueillir en grand nombre les personnalités du gouvernement et les golden boys des années 80, il fera aussi le bonheur de ce fameux monsieur "Tout-Le-Monde", à savoir nous tous, désireux de laisser s'exprimer notre sens de l'élégance.
 

José Gonzalez développe un concept de production révolutionnaire, entre la demi-mesure et la grande mesure, qu'il baptisera "Mesure Torcello", du nom de l'île italienne sur laquelle il a reçu sa formation. Il se rend alors à Porto et créé un atelier de production dans un immeuble classé. Le but : créer une ligne de fabrication permettant de produire des costumes sur mesure tout en respectant les règles qu'il a apprises. Pour lui, il est hors de question de tomber dans la production "industrielle". La solution est simple mais pas des plus faciles. Il recruter du personnel et le former lui-même, dans les règles de l'art, s'ils doivent savoir se servir d'une machine, ils doivent aussi savoir coudre des boutonnières à la main, créer des cols non thermocollés, donc traditionnels et effectuer des finitions de doublures parfaites. Le pari est gagné et, à terme, l'atelier fournira des costumes sur-mesure parfaits, en suivant le moindre désidérata du client : largeur de col, longueur de veste, largeur des manches, hauteur des poches, style de doublure, etc.

L'entreprise deviendra importante et, au fil du temps, le contact avec le client va de plus en plus lui manquer. S'il a su s'entourer des meilleurs collaborateurs, au sein des trois boutiques parisiennes de la maison Torcello, il a décidé de se concentrer sur une clientèle plus restreinte, plus exigeante, tout en lui faisant bénéficier de son savoir-faire sans changer sa gamme de prix, un secret bien gardé qu'il est aujourd'hui l'un des seuls à pouvoir mettre en œuvre.

Il peut désormais se concentrer sur l'essentiel, le contact direct avec le client, dans son show-room ou en déplacement, sur la qualité des tissus, en exclusivité avec la maison Loro Piana (LVMH), sur le perfectionnement des pièces et, enfin, sur sa passion.


"L'art du costume italien, tout comme le français ou le britannique, ne doit pas devenir une propriété privée sous prétexte que l'on est né à Londres, à Paris ou à Milan. L'unique devoir d'un maître tailleur est d'apprendre à maîtriser complètement cet art afin de satisfaire pleinement sa clientèle. La couture est un art à part entière, le facteur économique ne doit jamais primer. Ce qui prime, c'est avant tout la passion et la satisfaction d'un travail parfaitement réalisé et la pleine satisfaction ce celui ou celle que l'on habille."

José Gonzalez